Archives pour la catégorie Chapelle des Oblats

Une messe dans l’Église de la Mission

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N’ayons pas honte de nous dire chrétiens ! – disait le père Paulin BEWA, Oblat originaire du Tchad, lors de son homélie dans l’église de la Mission à Aix-en-Provence, le 2 octobre dernier.

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Sommes-nous témoins de notre foi au quotidien ? Aujourd’hui, on se dit que, par respect pour les autres, il ne faut pas porter la croix, il ne faut pas se montrer chrétien. Or nous sommes chrétiens catholiques et nous avons des valeurs chrétiennes à défendre et à transmettre. N’ayons pas honte de nous dire chrétiens – c’est avec ces paroles que le père BEWA interpellait les fidèles pendant la messe internationale célébrée par un groupe d’Oblats de 16 nationalités.

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Depuis bientôt deux mois des Oblats venus de 16 pays différents participent à l’Expérience de Mazenod, une session de ressourcement au charisme oblat qui se déroule dans le berceau de la Congrégation.

Krzysztof ZIELENDA, OMI

Le Sacrement de la réconciliation

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Le Sacrement de la réconciliation

De la première Règle de l’Institut: « Dans les lieux de notre résidence, trois jours de la semaine seront spécialement consacrés pour entendre les confessions » (Règle de 1818, Chapitre 3, art. 2, De la confession).

Par le baptême, le chrétien a reçu la vie de Dieu. Il est entré dans une relation d’alliance avec Dieu. Le sacrement du pardon remet le baptisé au cœur de l’alliance qu’il a pu briser par le mal et le péché. On pourrait appeler ce sacrement un  » nouveau baptême « . C’est le sacrement de la réconciliation avec Dieu et les frères. Il remet le pécheur en pleine communion avec Dieu.

Comment se déroule la confession ?
Le sacrement est donné individuellement dans un dialogue de prière entre le confesseur et le pénitent :

  • Mon Père je demande le pardon de Dieu, pour…. (et suit l’aveu des péchés)
  • éclairage de la part du confesseur pour aider la personne à mesurer la force de l’amour de Dieu
  • le pénitent dit la prière de contrition.
  • le confesseur, de la part du Seigneur donne l’absolution et invite à un acte concret manifestant la ferme volonté du pénitent de repartir vivre du pardon reçu, c’est la
    pénitence.

« Le ministre » qui transmet le sacrement de pénitence est un prêtre ou un évêque. Celui-ci est tenu strictement au secret de l’aveu reçu.

Revenir à Dieu
A de nombreuses reprises dans l’Évangile, Jésus se présente comme celui qui vient au devant de l’homme pour le guérir du mal : celui de vivre séparé, éloigné de Dieu. Jésus va même jusqu’à se présenter comme  » médecin des âmes  » et ne cesse d’aller vers les pécheurs pour leur montrer la force d’amour de Dieu son Père.

Le sacrement du pardon poursuit par l’Église cette œuvre de réconciliation et de guérison. Le péché est condamné, jamais le pécheur. Le pécheur qui accepte de revenir vers son Dieu (conversion) est toujours accueilli et fêté. Car la tendresse de Dieu pour l’homme sa créature est sans limite.

Un manque d’amour
Le péché n’est ni une faute ni une erreur. Il s’agit d’un manque d’amour conscient et volontaire. Cette rupture blesse son auteur, son entourage et sa relation à Dieu. C’est la Parole de Dieu qui éclaire la conscience du baptisé et lui révèle ainsi son besoin impérieux de bénéficier de la miséricorde de Dieu.

L’Eucharistie, source et sommet de la vie chrétienne

JesusMafa

L’Eucharistie, source et sommet de la vie chrétienne

De la Constitution n° 33 des Missionnaires Oblats :
« Au cœur de leur vie et de leur action, les Oblats mettent l’Eucharistie ».

JesusMafa

C’est le Concile Vatican II qui affirme cela: « le sacrifice eucharistique est source et sommet de toute la vie chrétienne » (Lumen Gentium 11). Et c’est pour nous capital: un appel à ne pas dissocier l’Eucharistie de toute notre vie, de la vie du monde et de notre relation aux autres.
Source, parce que nous y rencontrons le Seigneur ressuscité, le même qui prend l’initiative de rencontrer ses disciples sur le chemin de leur vie marquée par la mort ! Source, parce que c’est le point de départ d’une semaine nouvelle, d’une action, d’un changement: en préfigurant le Royaume à venir, l’Eucharistie nous invite à l’annoncer en paroles et en actes là où nous vivons. L’Eucharistie va donc de pair avec la mission!
Sommet, parce que nous y apportons tout ce que nous vivons. Nous nous associons à l’offrande de la vie du Christ, nous présentons la vie du monde et de nos frères. Nous anticipons le Royaume qui vient, dans ce banquet fraternel, autour de Celui qui nous rassemble et comblera toutes nos faims.

Les messes internationales dans l’église de la Mission

Father Samuel Sello

Tous les dimanches de juillet et août, à 11h00, une messe en deux langues (français et anglais) est célébrée dans l’église de la Mission à Aix-en-Provence. Cette messe a été initiée par les Oblats avec le concours de la Commission Pastorale du Tourisme et des Loisirs du diocèse d’Aix. En dehors de ce temps, il arrive aussi qu’il y ait dans cette église une célébration internationale.

Participants à l’Expérience de Mazenod

Participants à l’Expérience de Mazenod

Le cinquième dimanche de Pâques, deux messes internationales ont été célébrées par les participants à l’Expérience de Mazenod. Le père Saveri COONGHE de Jaffna a donné son témoignage missionnaire pendant la première messe, et le père Samuel SELLO du Lesotho pendant la deuxième. En voici deux extraits :

Père Saveri Coonghe

Père Saveri Coonghe

« Je suis Coonghe, du Sri Lanka. Je suis entré chez les Missionnaires Oblats de Marie Immaculée en 1988, à 14 ans. C’est une expérience merveilleuse pour moi de me trouver à l’endroit même où mon bien aimé Père et Fondateur des Oblats, saint Eugène de Mazenod, a vécu et a fondé notre congrégation. Et vous êtes d’autant plus bénis de pouvoir visiter tous les jours ce lieu saint. Partant de cette maison, les Missionnaires Oblats français sont venus chez nous et dans d’autres pays pour prêcher la Bonne Nouvelle. Les missionnaires français sont arrivés au Sri Lanka en 1847, et ont été confrontés à de multiples difficultés. Notre pays était un pays très pauvre. Il n’y avait aucune facilité. Le peuple mourait à cause de différentes maladies et ils ont beaucoup souffert. Mais ce qui est merveilleux, c’est que les Oblats sont toujours restés avec le peuple dans sa souffrance. Pour servir les pauvres, ils étaient prêts à mourir dans un pays étranger, pour la gloire de Dieu. Voilà l’esprit missionnaire. Ils ont totalement consacré leur vie pour le service des pauvres. Aujourd’hui, je suis prêtre catholique grâce à ces missionnaires ».

Père Samuel Sello

Père Samuel Sello

« Je suis le père Samuel Sello Maliehe, missionnaire Oblat. Je suis originaire de l’Afrique méridionale, d’un petit pays appelé Lesotho. Je suis heureux et fier d’être membre de la famille oblate, la Congrégation qui fut fondée il y a presque 200 ans par un fils de cette terre. Alors, je peux dire en vérité et avec fierté, que je suis arrivé chez moi, là où ma famille oblate est née. Ici, à Aix-en-Provence, je suis chez moi ».

Krzysztof ZIELENDA, OMI

L’image de l’Invisible dans la Chapelle des Oblats

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Le monde a besoin de beauté pour ne pas sombrer dans la désespérance – disait le pape Paul VI, dans un message adressé aux artistes. Chaque jour, près de cent personnes ont visité l’exposition d’icônes d’Aimée BRASSENS accueillie dans la Chapelle des Oblats à Aix-en-Provence du 23 au 30 mars dernier.

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Aimée BRASSENS écrit des icônes depuis l’âge de 15 ans, alors qu’elle était interne chez les Bénédictines de Saint Maur. Plus tard, elle suit durant plusieurs années une formation plus approfondie sur la théologie et la technique de l’icône auprès du père Egon SENDLER, maître iconographe qui a réalisé de nombreux ouvrages de référence. En 2011, elle reçoit la Médaille de la Ville de Marseille. Je ne suis pas une artiste, dit Aimée BRASSENS, je sais juste écrire les icônes. Ce n’est pas moi qui l’ai choisi. C’est venu d’en haut. Je le fais depuis de nombreuses années, en écrivant au moins pendant quatre heures par jour.

Beaucoup de visiteurs ont été saisis d’émotion face à la beauté des icônes exposées. Le livre d’or de l’exposition en témoigne. Émouvantes icônes écrites avec amour… cela se sent. Puissent-elles aider les hommes à approfondir leur foi… et la mienne – écrit Jeanne Marie.

Krzysztof ZIELENDA, OMI