Archives pour la catégorie Nouvelles

Comment définir la Famille mazenodienne?

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Pour le Père Frank SANTUCCI, la Famille mazenodienne est formée de laïcs, religieux ou prêtres appelés, chacun et chacune à sa façon, par Jésus Christ Sauveur et unis en communauté apostolique de façon à vivre le charisme d’Eugène de Mazenod pour évangéliser ceux qui sont les plus abandonnés.

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Le 8 décembre, la Famille mazenodienne d’Aix-en-Provence s’est réunie pour célébrer Marie Immaculée, patronne des Oblats. Au cours de la rencontre qui s’est déroulée après la messe et à laquelle de très nombreux membres de la Famille ont participé, un questionnaire leur a été présenté. Ce dernier est composé de trois parties dont les mots clés sont : Christ, communauté et mission.

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« Suis-moi ! » (Jn 1,43)
L’appel personnel à suivre le Christ est lancé par Jésus lui-même.
Suis-je conscient d’être appelé par le Christ ?
Comment cet appel s’est-il manifesté à moi, en moi ?

« Vous êtes tous les membres d’un même corps » (E.O. I, 1)
Former la communauté à l’exemple des apôtres car on n’est pas saint sans les autres, sans recevoir les autres.
Suis-je conscient que la famille mazenodienne est une communauté d’appelés du Christ ?
Comment cette communauté participe-t-elle à me faire vivre ma foi ?

« Notre mission est de rendre les hommes raisonnables, puis chrétiens et enfin de les aider à devenir des saints » (Règle 1818)
Suis-je conscient que le projet missionnaire de saint Eugène peut être mien ?
Comment suis-je prêt à le manifester dans mon milieu de vie ?

La communauté du Christ avec ses Apôtres est le modèle de la Famille mazenodienne. Le chemin de la sanctification et de l’efficacité de la mission y trouve sa source.

Krzysztof ZIELENDA, OMI

Expérience de Mazenod

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Le père James Ralston OMI de Johannesburg, en Afrique du Sud (OMISA) a participé il y a peu à l’Expérience de Mazenod. Il nous partage ce que cette Expérience a signifié pour lui.

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« En cette année qui marque le 25e anniversaire de mes vœux, j’ai trouvé pertinent de prendre un temps de réflexion et de ressourcement de qualité, et je me suis inscrit comme participant à l’Expérience de Mazenod. Les 21 années depuis mon ordination se sont passées dans la formation comme trésorier pendant 8 ans en même temps que dans le ministère paroissial.

L’Expérience de Mazenod était l’aboutissement d’un désir déjà ancien. À l’instant même où j’ai posé le pied à Aix-en-Provence, j’ai ressenti une émotion que je n’avais pas ressentie depuis longtemps. Être dans les murs où la congrégation est née ; me trouver dans la ville où est né le Fondateur et voir tous les lieux et sites importants pour les Oblats a donné une nouvelle réalité à ma vie d’Oblat de Marie Immaculée.

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Le temps passé à lire et à écouter parler de saint Eugène et des premiers oblats, de leurs expériences et de leur dynamisme, a ravivé en moi l’enthousiasme et la détermination pour faire vie ce que j’ai appris, pour porter du fruit dans ma vie et mon futur ministère, non sans défis et exigences, mais avec une vision renouvelée de l’origine des Oblats.

La retraite à Notre Dame de Vie près de Saint-Didier a été extraordinaire et riche en grâces, une expérience des deux extrêmes des larmes, joie et frustration. Le simple fait d’être guidé dans la méditation par de fréquents encouragements m’a permis d’ouvrir mon cœur à l’action de l’Esprit et de voir sous un éclairage plus positif ma personne et mon itinéraire spirituel, me rendant ainsi plus réceptif à l’action de Dieu dans ma vie.

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Ma gratitude est au-delà des mots, mais pas au-delà de ma manière d’essayer de l’exprimer dans mon ministère et dans ma vie. Je remercie sincèrement Dieu et tous ceux qui ont fait de cette Expérience de Mazenod ce qu’elle a été pour moi. Je cite de mon journal : « Si je commence à rationaliser, je ne vois aucune raison logique pour qu’il (Dieu) soit resté à mes côtés pour me protéger, sauf le fait qu’il m’a aimé pour toute la vie et qu’il continue donc à m’aimer, même s’il reste dans ma vie des moments d’ingratitude ».

Je retourne vers le ministère paroissial, et une nouvelle obédience, rempli d’un nouveau zèle et d’une vision éclairée de la vie et de la mission ».

James Ralston OMI

L’Expérience de Mazenod et ma rencontre avec Jésus

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Au début, cette Expérience de Mazenod (DMX) n’était pas ma priorité. J’y venais pour connaître la spiritualité de saint Eugène, mais sans enthousiasme. Ce qui m’enthousiasmait beaucoup plus, c’était mon projet de faire, avant la DMX, le chemin de Saint-Jacques de Compostelle. Après le Chemin, je rejoindrais la DMX.

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Je peux cependant dire aujourd’hui que cette DMX est un cadeau de Dieu, dont je ne saurais être assez reconnaissant. J’en ai reçu de nombreuses bénédictions. Toutes mes questions, surtout d’ordre spirituel, ont trouvé une réponse. J’ai mieux connu saint Eugène et plus important encore, je suis retombé amoureux de lui. Sa vie spirituelle est devenue une inspiration pour vivre ma propre vie. Le connaître et l’aimer m’aide à voir clairement mon identité d’Oblat. Je sais où je vais. Cela donne du sens à ma vie. Je suis empli de reconnaissance pour l’appel à la vie oblate. Comme Oblat, je suis connecté à la formidable histoire de saint Eugène et de la famille oblate. Ce sont des grâces que je n’avais jamais imaginées avant.

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La DMX a aussi été une expérience de rencontre très intime avec Jésus. Il m’aime au-delà de mon péché. Il m’appelle à vivre uni à Lui. Il me cherche toujours pour me pardonner afin que je vive en Lui et qu’Il vive en moi. Il ne m’abandonne jamais. Il me montre la manière de vivre ma vie selon sa volonté. Il m’apprend à l’aimer et à vivre une vie joyeuse.

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Aujourd’hui je suis empli de gratitude, d’amour et de joie. Je vivrai fidèlement ma vie d’Oblat. Je suivrai sans aucune excuse les Constitutions et Règles. Je donnerai toute ma vie à Jésus dans la prière, la réflexion, l’étude et la mission. Je donnerai toute ma vie pour la mission de l’Église à travers la congrégation, avec un cœur reconnaissant. J’inviterai mes frères Oblats à vivre en Oblats selon le rêve de saint Eugène. Je veux aussi être témoin pour beaucoup de gens du charisme de saint Eugène en privilégiant les actes les plus humbles, simples et cachés. J’oserai tout.

Au nom de Jésus et de Marie

Antonius Radjabana OMI

Les Expériences de Mazenod en 2019

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En 2019, auront lieu à Aix deux Expériences de Mazenod, chacune ayant une durée de deux mois. La première, pour les Oblats de langue anglaise, commencera le 24 avril. La seconde, en espagnol, commencera le 11 septembre.

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L’Expérience de Mazenod est un programme de ressourcement qui permet aux participants une relecture de leur expérience du charisme oblat. L’Expérience se déroule dans une atmosphère de prière et de réflexion. Le partage fraternel est une dimension importante de cette session.

Lors de l’Expérience les participants font des pèlerinages dans les lieux significatifs de la fondation : Aix-en-Provence, Saint-Laurent du Verdon, les premières missions prêchées par les Missionnaires de Provence, pèlerinage sur la tombe du Fondateur à Marseille. Ils font aussi deux semaines de retraite silencieuse selon les Exercices spirituels de saint Ignace.

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La seconde session de l’année 2018 est sur le point de s’achever. Elle est donnée en anglais. 16 Oblats issus de 9 nationalités vivent cette Expérience. Les Pères Asodo et Bonga, de la communauté d’Aix, et le Père Tony RIGOLI, des Etats Unis, animent cette session.

Nous souhaitons à ces nombreux Oblats de passage la bienvenue parmi nous pour un approfondissement spirituel total.

Gérard SOLDAINI

Chemin d’incarnation de ma vocation

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Le 8 décembre 2017 a commencé l’année des vocations oblates. « Chemin d’incarnation de ma vocation » est le titre du témoignage donné par le Frère Benoît DOSQUET de la communauté d’Aix et du Comité général des Oblats Frères.

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« Mon parcours, dit le Frère Benoît, débute dans un village de l’est de la Belgique. Je suis né le 18 mai 1966 dans une famille catholique. Grâce à deux de mes tantes religieuses missionnaires, j’ai pu expérimenter la dimension universelle de l’Église dès mon enfance. Comme tout adolescent, j’ai douté, j’ai cherché ma route. Cela m’a conduit au métier de boulanger pâtissier.
A l’âge de 18 ans, j’ai accompli mon service militaire. Ce nouvel univers ne me déplaisait pas : à 12 km de mon lieu d’origine, des horaires qui permettaient une réelle vie sociale… Dans la foulée, je me suis engagé dans l’armée et j’aurais pu poursuivre une carrière toute tracée. Je trouvais mon épanouissement dans ce travail administratif, où j’accomplissais un véritable travail social auprès de ceux qui effectuaient leur service militaire dans la compagnie.

Chemin de transformation et d’inculturation de ma vocation
Or durant cette période un questionnement est apparu : Benoît, que fais-tu de ta vie ? J’ai failli me porter volontaire pour des missions militaires. Mais la réponse n’était pas là ; un peu comme l’appel de Samuel, j’entendais un appel, mais qui m’appelait ?
En 1991, je me suis inscrit au pèlerinage de Taizé à Budapest. Lors de la célébration de la croix le vendredi soir, j’ai vécu une expérience fondamentale qui a bouleversé ma vie. Ce n’est pas sur le moment que je m’en suis rendu compte, mais grâce à la relecture, je peux dire que cette expérience m’a apporté la confiance en moi-même. Ma foi s’est transformée, j’existais dans un corps qu’est l’Église.
Et la question devenait : Benoît, que fais-tu de ton baptême ?
J’ai débuté un chemin de lucidité spirituelle grâce à mon accompagnateur spirituel. J’y ai redécouvert mon engagement baptismal que je désirais vivre plus profondément. Dans ce discernement, j’ai décelé l’appel du Seigneur à la vie religieuse. Ensuite, il fallait découvrir dans quel charisme je pourrais faire éclore ma vocation. Pour l’anecdote, mon accompagnateur devait s’absenter pour quelques mois, il me dit : « Pendant le temps de mon absence, voici la liste des congrégations de la région… »
Je voulais rendre visite aux Rédemptoristes : je téléphone, pas de réponse ; je décide d’aller directement sur place, je sonne à la porte et personne ne me répond. Je reprends le papier laissé par mon accompagnateur et je vois non loin de ce lieu : les Oblats de Marie Immaculée. Qu’est-ce que ce nom ? Je décide de m’y rendre. Je sonne à la porte du collège, un Oblat m’accueille…
Avant d’aller plus loin, j’aime reprendre cette phrase d’Eugène de Mazenod, qui partage déjà la vision de Vatican II. Saint Eugène dit que l’on peut se sanctifier aussi bien dans le mariage que dans les ministères ordonnés : « Le mariage est saint et il ne peut donc pas être un obstacle à la sainteté, ainsi tout ce qu’on pourrait alléguer pour ralentir ta piété à ce sujet serait souverainement faux » (Lettre d’Eugène de Mazenod du 4 décembre 1808, adressée à sa sœur).

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Chemin d’intériorité et d’apostolicité de ma vocation
Ce premier missionnaire oblat me conduit au père Thiry avec qui je cheminerai de longues années, aidé par d’autres formateurs afin de percevoir si le charisme et l’esprit de la congrégation m’aideraient à vivre plus intensément un chemin avec Jésus-Christ.
En août 1995, je débutai mon noviciat, ce temps de relecture de vie pour y discerner l’appel de Dieu en vue d’une décision libre et acceptée par une communauté. Ce temps de retrait pour découvrir que nous sommes appelés pour ETRE avec Lui ; le temps de la formation première qui m’a aidé à corriger mon image de Dieu, pour m’ouvrir, jour après jour, à cette nouveauté auquel le Seigneur nous appelle.
Et le jour de mon oblation perpétuelle, comme Oblat Frère, j’écrivais : « il m’a envoyé susciter dans le cœur des pauvres l’espérance de s’en sortir ». Mais combien plus encore les personnes rencontrées m’ont révélé une parcelle du visage de Dieu !
Mon parcours, aujourd’hui, se poursuit dans la communauté Internationale des Missionnaires Oblats à Aix-en-Provence. Vivre une relation privilégiée avec Jésus-Christ, en communauté (et combien je la remercie) est épanouissant. Animés de Jésus-Christ, nous essayons de répondre au besoin des hommes de notre temps.

Je conclurai cette relecture en disant : quel chemin d’émerveillement ! « Seigneur tu m’as appelé dans mon humanité, dès le sein de ma mère, tu me connaissais… » (Jr 1). Moi, je suis sur le chemin, avec mes imperfections et mes maladresses… Donne-moi d’écouter ton appel et d’aller au large avec confiance ».

Benoît DOSQUET, OMI

Category: Communauté, Nouvelles

Pourquoi les Oblats viennent-ils à Saint-Laurent du Verdon?

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Saint-Laurent du Verdon est un petit village situé dans le département des Alpes de Haute Provence. Les Saint-Laurennais ont la joie d’y accueillir de nombreux visiteurs, parmi lesquels les Oblats venant de tous les continents.

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Au moins trois fois au cours de l’année, des Oblats viennent dans ce village d’une cinquantaine de personnes pour y célébrer la messe et visiter le château. C’est un pèlerinage sur les pas de saint Eugène de Mazenod.

C’est en septembre 1818 qu’il s’est retiré à Saint-Laurent du Verdon, dans le château familial, pour y rédiger la Règle de vie des Missionnaires de Provence, sa communauté naissante, devenue plus tard Missionnaires Oblats de Marie Immaculée.

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Le samedi 22 septembre 2018, les Oblats ont célébré le bicentenaire de la rédaction de cette Règle. Le Supérieur général des Oblats, une trentaine de ses confrères et une soixantaine de membres de la Famille mazenodienne ont rendu grâce à Dieu pour le don de la vie religieuse et ont inauguré une plaque commémorative de la rédaction de la Règle de vie. La célébration s’est terminée par un pique-nique pris dans le jardin et la visite du château organisée par les propriétaires de cette bâtisse, tous originaires de Grande-Bretagne et amis des Oblats.

Krzysztof ZIELENDA, OMI

Une expérience dans la terre sainte des Oblats

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Du 6 au 24 août, 23 jeunes oblats de 12 nationalités différentes venant de quatre maisons de formation se sont rassemblés à Aix-en-Provence pour revivre l’expérience de notre saint Eugène de Mazenod, Fondateur des Oblats.

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Dès nos premières impressions du cours Mirabeau à l’arrivée, nous sentons que l’expérience que nous allons faire sera chaleureuse. Dans une atmosphère interculturelle, nous sommes appelés dès le premier jour à découvrir notre rencontre avec le Christ à travers l’histoire de vie de notre Fondateur, en même temps qu’à identifier les difficultés auxquelles est confrontée notre famille religieuse. Tout se poursuit par un contact direct avec notre histoire dans les pèlerinages sur les pas de saint Eugène et le partage de nos expériences vocationnelles pour une plus grande compréhension et relation entre nous. Puis le festival d’été prévu et organisé par des jeunes laïcs associés aux oblats a ajouté une touche personnelle à notre expérience ; festival qui nous a permis de rencontrer ces jeunes, de vivre avec eux tout en témoignant de notre oblation et en partageant nos expériences. Ce festival a en quelque sorte été une application de tout ce que nous avions appris durant les premiers jours. Il nous a permis de vivre l’idéal du fondateur qui s’adonnait corps et âme aux jeunes. La convivialité, l’entraide, le sens du service et la charité étaient au rendez-vous. Il n’existait plus de barrières linguistiques ou culturelles, nous étions un seul cœur et une seule âme. Du coup notre multiculturalité s’est vite transformée en interculturalité. Tout ceci a suscité une fois de plus notre désir de nous engager à vivre la vocation oblate qui est un appel à la vie apostolique et missionnaire.

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Donc, puisqu’il est dit que chaque être est un absolu, qu’aucune expérience n’est transmissible et que le monde est à recréer sans cesse, venez expérimenter vous-même le secret de la vie oblate. Les portes de la maison d’Aix sont grandes ouvertes pour vous accueillir. Alors venez et vous verrez.

Leon ALDAYIR, OMI

Category: Mission, Nouvelles

Rentrée de la Frat Mazenodienne

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Etudiants à Aix-en-Provence, nous avons choisi de vivre notre année universitaire aux côtés de la communauté des Oblats. Lors du week-end d’intégration, nous nous sommes rencontrés autour de temps de partage et nous avons pu tisser des liens fraternels en apprenant à nous connaître.

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Chacun avec sa différence et sa propre personnalité s’est intégré et nous formons maintenant une véritable fraternité basée sur l’écoute, le respect de l’autre, l’ouverture, le partage et la vie spirituelle. C’est aussi grâce à une convivialité naturelle et une ambiance détendue que nous nous sommes sentis les bienvenus au sein de la communauté. Dans un projet de vie chrétienne inspiré par saint Eugène de Mazenod pour qui le détachement des biens matériels et l’aide des plus faibles étaient essentiels, il s’agit de faire le choix de « réussir sa vie » plutôt que celui de « réussir dans la vie ». Après une réflexion commune, une parole ressort comme une ligne directrice de l’année, celle où Jésus s’exprime :  » Moi, je suis la lumière du monde. Celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, il aura la lumière de la vie. » (Jean 8, 12). Nous sommes ainsi appelés à porter cette lumière toujours présente dans nos cœurs afin qu’elle puisse illuminer le monde. C’est par le fruit de ce week-end d’intégration que jaillira la lumière de Dieu.

Gabrielle BOURCIER

Eugène de Mazenod et Saint-Laurent du Verdon

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En septembre 1818, saint Eugène de Mazenod se retira avec deux de ses compagnons dans la bastide familiale de Saint-Laurent du Verdon pour y rédiger la première Règle de vie de la Société des Missionnaires de Provence, qu’il avait fondée à Aix-en-Provence deux ans plus tôt avec un petit groupe de prêtres et qui, en 1826, prendrait le nom de Congrégation des Missionnaires Oblats de Marie Immaculée.

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La bâtisse a été construite entre 1600 et 1610. Elle est entourée d’une propriété rurale d’un peu plus de trois cents hectares d’un seul tenant, achetée par Alexandre Mazenod aux coseigneurs de Saint-Laurent grâce au don de sa sœur Jeanne, qui avait elle-même hérité de son mari décédé en 1730. Charles-Alexandre Mazenod, grand-père du Fondateur, obtint par lettres royales du 10 février 1741 une charge de président à la Cour des comptes, aides et finances de Provence. Il devint ainsi membre de la noblesse de robe. Monsieur de Mazenod est donc reconnu comme noble fieffé, c’est-à-dire un noble dont le titre est rattaché à un territoire : il est seigneur de Saint-Laurent ; en d’autres termes, Saint-Laurent est le titre de noblesse de Charles-Alexandre de Mazenod.

Après la Révolution, Mme Joannis-Bonnet, belle-mère de monsieur de Mazenod, réussit à récupérer cette propriété, annexée par le gouvernement de la Révolution comme avaient été confisqués tous les domaines des nobles.

En 1802, quand Eugène revient de l’exil auquel il a été contraint par la Révolution de 1789, alors qu’il était âgé de 9 ans, il ne peut pas immédiatement jouir des charmes de la ville d’Aix, car il est menacé par le service militaire. La conscription se faisant par tirage au sort, il quitte Aix-en-Provence et va se faire oublier à Saint-Laurent ; lieu de résidence où il passe cinq mois, lui permettant de trouver un remplaçant à moindre prix et d’échapper ainsi au service militaire. C’est pour lui un temps d’ennui très pesant après la vie mondaine qu’il avait menée en Sicile.

Après plusieurs années d’interrogation, de recherche d’un avenir, Eugène de Mazenod va entendre un appel à se mettre totalement au service de l’Eglise de France, très en souffrance après la Révolution. Il entre au séminaire de Saint-Sulpice à Paris. Après avoir été ordonné prêtre, il revient à Aix-en-Provence, sa ville natale, et se met au service des pauvres, des petits, des abandonnés (paysans des campagnes, prisonniers, domestiques, jeunes). Devant l’énormité de la tâche, il réunit quelques prêtres du diocèse d’Aix et Fréjus et fonde, en 1816, une association qui va prendre le nom de « Missionnaires de Provence ». Deux ans plus tard, l’association accueillant des jeunes et s’étendant en dehors de la Provence, Eugène de Mazenod éprouve le besoin d’écrire une Règle de vie pour maintenir l’esprit et l’unité de ce groupe de missionnaires.

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C’est dans ce but qu’il va faire retraite dans la propriété familiale de Saint-Laurent et, du 1er au 16 septembre 1818, accompagné de Noël François Moreau et Marius Suzanne, il va rédiger la première Règle des Missionnaires de Provence.

Même s’il apprécie le calme de Saint-Laurent, Eugène de Mazenod pense que sa famille doit se séparer de cette propriété. Et cependant, il garde un attachement certain pour ce domaine : évêque de Marseille, il contribuera au financement de la restauration de l’église paroissiale, comme le rappelle une plaque posée sur un mur de l’église.

« Cette maison est passée dans les mains de propriétaires différents. Nous en gardons un double souvenir, celui de la gloriole humaine de la famille Mazenod, qui ne dura pas, et le souvenir du recueillement de saint Eugène qui, dans le silence de cette campagne, a conçu la première Règle. Depuis cette époque, cette Règle anime le zèle missionnaire des Oblats » – écrit le Père René Motte.

Category: Nouvelles

Festival d’été chez les Oblats d’Aix

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Le festival d’été est l’aboutissement du Parcours-Mission. Organisé par les jeunes en lien avec les communautés oblates de Lyon et d’Aix-en-Provence, il s’inscrit dans le cadre de l’année des vocations oblates. C’est une activité missionnaire menée ensemble avec les scolastiques oblats et vécue dans la joie.

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Depuis plusieurs années, les Oblats de France proposent aux jeunes en quête de leur place dans l’Église une formation à la vie chrétienne et au charisme oblat. Appelée Parcours-Mission, cette formation est donnée sur trois weekends, à la Maison de Chavril à Sainte Foy-Lès-Lyon. Le festival d’été est une activité missionnaire organisée par les participants de ce parcours.

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Cette fois-ci, le festival d’été s’inscrit dans le cadre de l’année des vocations oblates qui a pour thème « la joie et la générosité dans la vie oblate ». C’est dans la disponibilité pour la mission qu’on découvre la vraie joie et l’épanouissement. Les jeunes organisateurs du festival en font pour la première fois l’expérience.

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Les rencontres et les partages pendant ce festival sont enrichis par la présence des scolastiques qui font leurs études de théologie dans les maisons oblates de formation en Pologne, en Italie et aux États-Unis. Une vraie fraternité qui dépasse les frontières géographiques est donc mise en œuvre.

Krzysztof ZIELENDA, OMI