Hôtel Mazenod

maison natale

Ce n’est pas le plus grand immeuble construit sur le cours, mais l’intérieur est richement décoré dans le style du dix-huitième siècle: or des boiseries, guirlandes entrelacées des plafonds, gypseries, trumeaux peints, etc. «Cette maison, que les siens en 1790 abandonneront pour toujours, restera pour Eugène de Mazenod le cher et douloureux symbole de son foyer dispersé par la tourmente révolutionnaire et de son existence brisée dans sa fleur» (Leflon I, p. 47). C’est dans cette maison que sont nés le père d’Eugène et ses trois oncles et, à la génération suivante, Eugène et ses deux sœurs, l’aînée, Charlotte Élisabeth Eugénie, décédée à l’âge de cinq ans, et la cadette, Charlotte Eugénie Antoinette. Pour ce petit monde, il y avait douze domestiques. On y vivait en nobles riches d’avant la révolution. Mais dès son enfance Eugène y a expérimenté les menaces de la révolution. Par exemple, le 14 décembre 1790, il pouvait voir en face de sa maison, pendus au réverbère, les corps de deux amis de son père exécutés par les révolutionnaires. Maintenant cette maison est occupée par un magasin et des locataires.

René MOTTE, OMI