200e anniversaire des Missionnaires Oblats vu du berceau de la Congrégation

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La lettre 9 octobre 1815 du Fondateur au père Tempier reprend trois piliers importants pour ce bicentenaire : se mettre au pied du crucifix pour n’écouter que Dieu, se pénétrer de la situation des gens et donner l’exemple d’une véritable vie communautaire avec la volonté et le courage de marcher sur la trace des Apôtres.

Le premier pilier est l’appel de Jésus-Christ

Un appel entendu par Eugène de Mazenod, par ces premiers compagnons, par ses fils les Missionnaires Oblats et par les membres de la famille Mazenodienne.
L’appel de Jésus-Christ entendu par Eugène de Mazenod lui révèle sa dignité.
L’archevêque d’Aix et Arles, lors de la messe du jubilé le 24 janvier disait : « que saint Eugène, derrière son air supérieur, son désir de plaire aux yeux du monde, cachait une pauvreté, une blessure ». Et il ajoutait : « parce qu’il était pauvre lui-même, il a pu accueillir l’Evangile et vivre une vraie rencontre du Christ. Parce qu’il était pauvre, le Christ est allé à lui. Ce fut pour saint Eugène de Mazenod une nouvelle évangélisation… » .
A partir de cette rencontre, sa conversion l’amène à partager l’amour reçu de Jésus-Christ aux autres. Le document ‘Identité et Mission du religieux Frère dans l’Eglise’ parle « du don que nous recevons au don que nous partageons… Ce don reçu et partagé sera aussi communiqué dans l’accomplissement de la mission » .
Les premiers compagnons du Fondateur partageaient également l’amour de Jésus-Christ dans leur ministère de prêtre. Le père Maunier avait déjà témoigné l’amour de Dieu dans le sacrement du mariage. Malheureusement, sa fille et sa femme décédèrent à deux mois d’intervalle. Après quelques années, il entendit l’appel à devenir prêtres, malgré les aléas de la Révolution. Comme le père Mie, tous deux ont eu ce courage héroïque, ils furent témoins de Jésus-Christ au risque de leur vie, ils furent ordonnés en cachette à Marseille en 1797.

Le deuxième pilier est de répondre aux besoins de ceux qui nous entourent

Eugène de Mazenod a perçu l’état d’abandon des habitants de la Provence et par la suite les besoins du monde, ainsi nous disons régulièrement qu’Eugène avait : « un cœur grand comme le monde ».
Les premiers missionnaires à rejoindre saint Eugène s’étaient aussi laissés toucher par les besoins des gens. Ils avaient à cœur d’être des missionnaires zélés !
Le père Deblieu débordait du zèle missionnaire, il participa quasi à toutes les missions jusqu’en 1823. Après avoir regagné son diocèse d’origine, il dirigea une équipe de missionnaires à Fréjus et termina son ministère à La-Seyne-sur-Mer toujours dans cet enthousiasme de communiquer sa foi vive aux fidèles de sa paroisse.
Le père Mie se laissait toucher par les pauvres mendiants, il était un prédicateur populaire qui se mettait à la portée de tous pour parler au cœur des gens.

Le troisième pilier est la vie religieuse en communauté

Lors du 100e anniversaire de la Congrégation, Mgr Augustin Dontenwill, 6ème Supérieur général (1908-1931) disait : « Nous affirmons, au nom de Dieu, de son Vicaire sur la terre et de notre vénéré Fondateur, que dans notre Congrégation, nous sommes religieux avant d’être missionnaires, religieux pour être des missionnaires surnaturels, religieux pour persévérer jusqu’à la mort dans les fatigues de l’apostolat. Le jour où nous cesserions d’être religieux, nous porterions encore le titre de missionnaires, nous remplirions des fonctions apostoliques, nous pourrions même être des convertisseurs d’âmes, mais nous cesserions néanmoins d’être dans notre vocation… Notre vénéré Fondateur voulu que, dans sa jeune société de missionnaires, la vie religieuse précédât, préparât et informât la vie apostolique » iii.
Si le Fondateur ne parle pas de vœu dans sa première lettre au père Tempier, il désirait une vie commune qui n’ait qu’un cœur et qu’une âme, une communauté qui travaille à sa propre sanctification et « qui ait la volonté et le courage de marcher sur les traces des apôtres » iv.
Marcher sur les traces des Apôtres comporte pour le Missionnaire Oblat, la vie en communauté : «la communauté des Apôtres avec Jésus est le modèle de leur vie ; il avait réuni les Douze autour de lui pour en faire ses compagnons et ses envoyés » v.
Le père Jetté écrivait en 1992 : « Eugène de Mazenod l’a ressenti dès le début de sa petite Société : il a établi la vie commune avant même de demander la vie religieuse. Il la jugeait essentielle pour deux raisons : comme soutien et stimulant dans notre effort vers la sainteté, et comme moyen de stabilité et d’efficacité dans notre action missionnaire. Il n’avait pas en vue de grouper des francs-tireurs apostoliques ; il voulait constituer un véritable corps – un « corps d’élite » – comme il disait. (Lettre à Tempier, 22 août 1817 ; dans Lettres, t. 6, p. 38), une communauté de prêtres et de Frères qui soient capables de vivre ensemble sous un même règlement et de travailler ensemble dans la vigne du Seigneur. » vi

Le père Tempier est le premier à entrer dans la perception que le Fondateur avait non seulement d’être missionnaire, mais d’être un religieux missionnaire. Le Fondateur comptait sur le père Tempier : «… Je voudrais, au contraire, que vous fussiez des premiers à entrer dans la maison, qui est toute prête pour recevoir les missionnaires. Ce premier pas est, à mon avis, de la plus haute importance. A cette réunion nous arrêterons le règlement que nous aurons à suivre […] Il faudrait commencer ensemble l’année 1816. Nous commencerons par travailler sur nous-mêmes ; après, nous réglerons le genre de vie que nous adopterons pour la ville et pour les missions ; enfin nous deviendrons des saints » vii.
Le père Fabre écrira dans la notice nécrologique du P. Tempier : « L’appel de notre fondateur méritait d’être entendu du P. Tempier et le P. Tempier méritait d’être appelé par notre fondateur. Ces deux âmes étaient faites pour s’entendre, s’unir, se compléter et concourir dans la mesure de leur vocation respective à la réalisation de l’œuvre de Dieu » viii.
Ainsi, je crois que nous pouvons faire nôtres les paroles de l’Archevêque d’Aix, lors du cinquantième anniversaire du sacerdoce du P. Tempier, en 1864 : « Tant que la Société des Oblats de Marie Immaculée sera dirigée par l’esprit de foi, de dévouement et de zèle qui anima votre premier Père et qui anime toujours dans sa verte vieillesse celui qu’il pouvait appeler son fils non moins que son frère, son assistant et son ami ; tant que, marchant sur les traces des Mazenod et des Tempier, vous pourrez dire : Societas nostra cum patre et filio ejus (que notre Société soit avec Dieu le Père et avec son Fils), l’Église de la terre et l’Église du ciel auront à se réjouir » ix.

En partant de ces trois piliers, je me dis : le 200e anniversaire des Missionnaires Oblats c’est avant tout une communauté. Le Père général disait lors du bicentenaire : « Le projet de vie communautaire pour le travail missionnaire était au cœur de notre fondation comme Missionnaires de Provence. De Mazenod et ses compagnons ont intentionnellement choisi de former une communauté engagée à une forte vie spirituelle… » x.
Si nous regardons l’histoire de la fondation de la Société des Missionnaires de Provence, nous avons une première date : l’annonce de la fondation fut faite le 2 octobre 1815. Or ce n’est que le 25 janvier 1816 que les abbés de Mazenod, Tempier et certainement Icard débutèrent une vie commune dans l’ancien monastère du Carmel d’Aix. Le mois suivant, les abbés Deblieu, Mie et Maunier les rejoignirent. De même, le premier acte communautaire, la supplique aux Vicaires capitulaires est datée du 25 janvier 1816 et les Vicaires y répondent le 29 janvier en ajoutant le père Maunier dans la liste.
La Congrégation aurait pu choisir de retenir le 2 octobre 1815 comme date de fondation, mais en 1865, le père Fabre demanda que le 25 janvier soit marqué « des plus vifs sentiments de reconnaissance envers Dieu et d’affection envers notre chère Congrégation » xi. Cela montre que dès la fondation, ce ne sont pas des individus un à côté de l’autre qui forment la Société des Missionnaires de Provence, mais une communauté rassemblée au nom du Christ pour vivre de lui et l’annoncer à l’humanité qui nous entoure. Chacun peut porter un regard sur les premiers compagnons d’Eugène de Mazenod qui n’ont pas poursuivi dans l’œuvre voulue par le Fondateur, mais nous n’étions pas à leur place et il est difficile de porter un jugement aujourd’hui. Sans leur présence au début de la Société des Missionnaires de Provence, la Congrégation n’aurait peut-être pas vu le jour.

Les festivités du bicentenaire à Aix

Il y a trois ans, nous avons débuté les célébrations du bicentenaire par un programme de renouveau spirituel vécu par les Missionnaires Oblats. Le bicentenaire fêté à Aix-en-Provence s’inscrit dans cette dynamique. La communauté des Missionnaires Oblats d’Aix-en-Provence, avec les laïcs de la famille Mazenodienne, a prévu un programme de festivités étalées sur l’année 2016, afin de mettre en valeur les différentes figures qui ont contribué à ce qu’est aujourd’hui la Congrégation des Missionnaires Oblats.

Certes le point d’orgue a été les 24 et 25 janvier 2016. Avec la messe à la cathédrale d’Aix-en-Provence le 24 janvier, présidée par Monseigneur Dufour, archevêque d’Aix et Arles, en présence du Supérieur général des Missionnaires Oblats et avec la participation de nombreux Oblats représentant les cinq continents. La célébration s’est terminée par une saynète présentant l’appel des premiers Missionnaires de Provence, préparée par la Frat-Oser et la Frat-Mazenodienne (groupe d’étudiants hébergé dans la maison des Oblats à Aix et des jeunes professionnels de la région aixoise). Le lendemain, le 25 janvier, nous nous sommes retrouvés dans la salle de fondation dès l’aurore pour un temps d’oraison qui est le fondement de la vie missionnaire afin de devenir davantage des ‘disciples-missionnaires’, thème cher au pape François. Certes, tout chrétien est missionnaire dans la mesure où il a rencontré l’amour de Dieu en Jésus Christ ; mais le véritable missionnaire est celui qui ne cesse jamais d’être disciple, il ressent Jésus vivant avec lui au milieu de l’activité missionnaire. De même que la communauté est missionnaire : réuni en communauté autour de celui qui nous rassemble, il nous envoie comme témoins de cette expérience au cœur de notre humanité.
Après l’eucharistie vécue en communion avec l’ensemble de la Congrégation, nous étions rejoints par les invités de cette journée (malades psychiatriques, SDF ou gens du Quart-monde, des personnes que l’on n’invite pas d’habitude) pour un repas partagé dans l’esprit de Saint Eugène et de notre charisme « les pauvres sont évangélisés ». Le repas se clôtura par la plantation d’un olivier que l’on peut mettre en parallèle avec la phrase du pape Jean XXIII : « Le petit rameau, planté par Eugène de Mazenod en 1816, est devenu un arbre vigoureux, étendant ses branches sur deux hémisphères et, qui sait s’adapter aussi bien au climat glacé du Pôle Nord qu’aux chaleurs brûlantes de l’Équateur » xiii. En fin de journée, le Père général inaugura l’exposition du bicentenaire qui a accueilli durant 15 jours près de 800 personnes, dont de nombreux groupes scolaires. Et quel beau programme : se recueillir dans la salle de Fondation où tout a commencé, prier dans la chapelle intérieure, parcourir les différents lieux de la maison d’Aix afin d’y découvrir l’esprit audacieux de notre fondateur, le dynamisme de ses premiers compagnons partis d’abord annoncer la Parole de Dieu dans les villages de Provence, la foi ardente qui animait ces jeunes prêtres dévoués aux plus abandonnés, aux domestiques, aux prisonniers, aux jeunes désœuvrés, la confiance qui habitait ces aventuriers envoyés dès 1841 au Canada puis au Sri Lanka et en Afrique du Sud. Cette exposition qui avait pour thème : « Enflammés de l’amour de Jésus-Christ et de l’Eglise, ils ont le désir d’annoncer l’Évangile aux plus pauvres, pour que ceux-ci puissent connaitre qui est Jésus-Christ et quelle est leur dignité aux yeux de la foi », offrit aux visiteurs d’intenses moments de découverte et d’émotion au cœur du berceau de la Congrégation.

Au long de l’année 2016, un cycle de conférences, où les premiers compagnons, les premiers jeunes à rejoindre la Société, les figures du Père Albini et du Cardinal Guibert sont évoquées. Cela montre que Saint Eugène a reçu l’appel du Seigneur à fonder la Société des Missionnaires de Provence, mais que sans Tempier, Guibert et autres l’œuvre ne serait pas ce qu’elle est aujourd’hui.

Je termine avec les mots d’encouragement du pape François pour notre bicentenaire : « Afin que vous soyez toujours plus fidèles au charisme de votre fondateur, saint Eugène de Mazenod, il vous encourage tous à approfondir votre engagement personnel à Jésus Christ, et à être des hommes qui toujours rendent témoignage de la joie de l’Evangile, « non seulement en paroles, mais surtout par vos vies, transfigurées par la présence de Dieu » (Evangelii Gaudium, 259) xiv.

Benoît DOSQUET, OMI

i Homélie de Monseigneur DUFOUR, archevêque d’Aix et Arles, 24 janvier 2016, Bulletin information OMI 563, février 2016.
ii Document « Identité et Mission du religieux Frère dans l’Eglise » de la Congrégation pour les instituts de vie consacrée et les sociétés de vie apostolique du 4 octobre 2015 ; Article N°21.
iii Lettre circulaire du 25 décembre 1915, dans Circ. adm., III (1901-1921), pp. 277-278.
iv Lettre d’Eugène de Mazenod à l’abbé Henry Tempier, le 9 octobre 1815.
v CC & RR, N°3
vi Fernand JETTÉ, O.M.I. Homme apostolique, 1992, pp. 51-52.
vii Lettre du fondateur au père Tempier, le 13 décembre 1815.
viii Notice nécrologique du père Tempier par le père Fabre.
ix Homélie de Mgr l’Archevêque d’Aix le 7 avril 1864, fête du 50e anniversaire du sacerdoce du P. Tempier.
x Homélie du P. Louis LOUGEN, supérieur général, 25 janvier 2016.
xii Cf. Ecrits Oblats Vol. : 13 – Lettres à divers correspondants sur la Congrégation des O.M.I. pp. 12-14.
xii Joseph FABRE, O.M.I., Circulaire n°15, 19 mars 1865.
xiii Extrait de l’allocution du pape Jean XXIII, le 21 mai 1961, lors de la consécration de 14 évêques, dont Mgr Phakoe O.M.I., du Lesotho.
xiv Félicitations du pape François pour le bicentenaire au Père Louis LOUGEN, par son secrétaire d’Etat, Pietro Cardinal Parolin, Bulletin d’information OMI 563, février 2016.

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200e anniversaire des Missionnaires Oblats

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Le frère Benoît DOSQUET, Oblat de Marie Immaculée, membre de la communauté d’Aix-en-Provence. Chargé avant tout de la vie matérielle de sa communauté, il participe en même temps à l’animation de différentes sessions spirituelles ayant lieu dans le berceau de la Congrégation. Le frère Benoît est aussi secrétaire permanent du Comité général des Oblats frères.

L’Eucharistie célébrée à la cathédrale d’Aix-en-Provence à l’occasion du bicentenaire de la fondation des Oblats

L’Eucharistie célébrée à la cathédrale d’Aix-en-Provence à l’occasion du bicentenaire de la fondation des Oblats

« 200e anniversaire des Missionnaires Oblats vu du berceau de la Congrégation » c’est le titre d’un article écrit par le frère Benoît qui se fait l’écho de la fondation des Oblats et de la célébration de son bicentenaire.

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Une messe dans l’Église de la Mission

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N’ayons pas honte de nous dire chrétiens ! – disait le père Paulin BEWA, Oblat originaire du Tchad, lors de son homélie dans l’église de la Mission à Aix-en-Provence, le 2 octobre dernier.

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Sommes-nous témoins de notre foi au quotidien ? Aujourd’hui, on se dit que, par respect pour les autres, il ne faut pas porter la croix, il ne faut pas se montrer chrétien. Or nous sommes chrétiens catholiques et nous avons des valeurs chrétiennes à défendre et à transmettre. N’ayons pas honte de nous dire chrétiens – c’est avec ces paroles que le père BEWA interpellait les fidèles pendant la messe internationale célébrée par un groupe d’Oblats de 16 nationalités.

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Depuis bientôt deux mois des Oblats venus de 16 pays différents participent à l’Expérience de Mazenod, une session de ressourcement au charisme oblat qui se déroule dans le berceau de la Congrégation.

Krzysztof ZIELENDA, OMI

Le bicentenaire de la mission des Oblats à Fuveau

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En septembre 1816, les Missionnaires de Provence, devenus plus tard Missionnaires Oblats, ont prêché une mission paroissiale à Fuveau. Ils étaient quatre : Eugène de Mazenod, François de Paul Henry Tempier, Pierre Mie et Sébastien Deblieu. Au terme de cette mission, Marius Suzanne, originaire de Fuveau, devint membre de la communauté naissante.

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La communauté chrétienne de Fuveau est à l’origine de la commémoration du bicentenaire de cette mission et des Oblats de Marie Immaculée. C’est pendant la messe du 25 septembre 2016 qu’une plaque commémorative de la mission a été scellée sur un des piliers de la nef de l’église. Après la messe, une autre plaque a été inaugurée sur la croix de cette mission, plantée au bord de la route du Nord.

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Après un repas partagé dans l’enceinte de l’école Sainte-Marie, les participants ont suivi un spectacle itinérant illustrant ce que furent la vie de saint Eugène de Mazenod et l’action missionnaire de sa communauté.

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La journée s’est achevée à l’église par une prière animée par la communauté des Missionnaires Oblats d’Aix-en-Provence et une vingtaine d’Oblats en session à Aix, originaires de différents pays.

Krzysztof ZIELENDA, OMI

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Les novices de la Province de France en visite à Aix

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C’est avec beaucoup de joie que la communauté d’Aix a reçu pour une visite de quelques jours trois novices de la Province de France. Voici le compte-rendu qu’en fait l’un d’entre eux.

Dans la salle de Fondation

Dans la salle de Fondation

« Que dire ici, nous avions reçu à Marseille une lettre qui nous invitait en arrivant sur Aix à remonter le cours Mirabeau, où nous avions rendez-vous à 11 heures avec le père Asodo à la statue du roi René. Cela nous a permis de nous imprégner de l’ambiance de la ville. La joie de notre père Asodo, dont la réputation n’est plus à faire, a accompagné la visite de la maison, que je connaissais bien sûr déjà.

Dans la même enveloppe se trouvait aussi la lettre que saint Eugène avait fait parvenir à Tempier, une lettre non signée, par oubli, par distraction ?

J’ai pour ma part une autre théorie possible sur cette absence de signature de la lettre remise au père Tempier, je la soumets ici. Vu le contexte dans lequel Eugène écrit à Tempier et vu les risques qu’il soulève avec cette lettre, je me demande si c’est volontairement qu’il ne l’a pas signée. Elle pouvait tomber dans des mains mal intentionnées, et il ne connaissait pas à l’avance la réaction de Tempier. Je me demande s’il n’a pas voulu rester prudent, sachant que si le père Tempier était réellement intéressé, en recevant cette lettre, il pouvait facilement remonter jusqu’à son auteur. C’est en effet ce qu’il a fait. Bien sûr cela n’est qu’une hypothèse personnelle…

De la gauche à la droite : Didier, Emile et Laurent - novices

De la gauche à la droite : Didier, Emile et Laurent – novices

Cela n’a pas été chose facile pour moi, qui connaissais si je puis dire les moindres recoins de la maison d’Aix, d’être là comme si c’était la première fois, en me remettant dans l’ambiance de la première arrivée du père Tempier à Aix pour retrouver le Fondateur.

Mais là je suis au noviciat, plus un simple ami des Oblats. J’éprouve toujours un grand bonheur à retrouver mes frères de la communauté, et je trouve toujours très bons et très recueillis les enseignements qu’ils donnent. Quand le père Krzysztof intervient, il est très parlant avec des mots simples, spirituellement élevés, il nous pose les bonnes questions. Je sais aussi les qualités de Joseph Bois en la matière, lui qui a su il y a quelques années me faire me retrouver au bord du lac de Tibériade avec Jésus et ses compagnons lors de la troisième apparition relevée après sa résurrection. Mon frère Benoît nous a fait découvrir de manière très ludique les premières missions. Pour moi, si c’est juste de l’enseignement, cela reste l’idéal, une projection accompagnée d’explications et la visite de la ville sur les pas de saint Eugène et de ses compagnons, et sa relation avec les jeunes. Merci pour ces approfondissements et ces nouvelles découvertes, comme Notre Dame de la Seds et la maison toute proche des premiers rassemblements. J’ai regretté l’absence du père Bonga, occupé à bien d’autres tâches ».

Didier CAVATAIO

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Cinquième conférence du bicentenaire

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Le samedi 10 septembre 2016, Mme Marie-Thérèse OTTAVIOLI a donné une conférence dans laquelle elle nous a fait découvrir la vie et l’œuvre missionnaire du vénérable père Charles Dominique Albini.

Gérard Soldaini et Marie-Thérèse Ottavioli

Gérard Soldaini et Marie-Thérèse Ottavioli

Le père Albini est né à Menton en 1790, dans une famille de « modeste aisance ». Orphelin à 15 ans, il collabore volontiers avec le curé de sa paroisse. Il entre au séminaire de Nice en 1810, étudie la philosophie et la théologie et se montre « humble et charitable ». Il sera ordonné prêtre en 1814 dans la cathédrale de Nice.

Après quelques années d’inactivité et un bref passage comme professeur au Grand Séminaire de Nice, le jeune prêtre rencontre les pères de Mazenod et Suzanne lors d’une retraite prêchée en 1824 par les Missionnaires de Provence à Nice. Impressionné par l’ardeur des deux missionnaires, le père Albini demande à rejoindre Eugène de Mazenod et ses compagnons. Il fait donc son noviciat à Aix et s’engage dans la nouvelle congrégation avec laquelle il se dépense sans compter dans les activités apostoliques. Il participera ainsi à 16 missions paroissiales. De 1827 à 1835, le père Albini, professeur au Grand Séminaire de Marseille est très investi dans des occupations missionnaires en particulier auprès des Italiens dont il parle la langue. En 1835, il part pour la Corse, au couvent de Vico, où Mgr de Mazenod a accepté d’envoyer 4 missionnaires sous la direction du père Guibert.

Lors de la conférence

Lors de la conférence

À cette époque, la Corse est un « vrai désert spirituel », le clergé manque de formation, les mœurs sont relâchées, la vie sociale est perturbée… Les 12 missions prêchées par le père Albini, souvent dans des conditions difficiles, rassemblent, réconcilient, apaisent la population. Certaines de ces missions ont été marquées par des épisodes remarquables ou à caractère mystique.

Emporté par le typhus en 1839, le père Albini est reconnu « Apôtre de la Corse ». Il est aujourd’hui vénéré au couvent Saint-François de Vico où réside la communauté des Oblats de Marie Immaculée.

La Confrérie du Père Charles Albini maintient aujourd’hui une grande dévotion à la figure de cet Oblat et œuvre pour que son saint patron soit un jour canonisé.

Chantal BERNARD-BRET

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Le week-end des Mazenodiens

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La prière, les célébrations liturgiques, les conférences spirituelles et le temps de fraternité vécu dans la joie des retrouvailles au début de cette nouvelle année académique étaient au programme du week-end des Mazenodiens qui a commencé chez les Oblats d’Aix le 2 septembre dernier.

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Les Mazenodiens sont un groupe composé d’étudiants et de jeunes professionnels qui ont commencé à partager le désir de marcher sur les pas de saint Eugène de Mazenod lors des célébrations du bicentenaire de la fondation des Oblats. Ensuite, ils se sont réunis régulièrement pendant le Carême pour un temps de prière et de partage autour de la Parole de Dieu. Ce temps était aussi une préparation à la mission de porter la communion pendant la Semaine Sainte aux personnes dépendantes à domicile ou à l’hôpital d’Aix.

Les Mazenodiens

Pendant ce week-end de rentrée, les Mazenodiens ont signé une lettre adressée au Supérieur général dans laquelle ils demandent la reconnaissance officielle du groupe et de sa participation à la mission confiée aux Oblats d’Aix. Le week-end s’est achevé par la célébration de la messe à l’église de la Mission, pendant laquelle Sophie et Alexandre se sont engagés pour un an à vivre selon la spiritualité des Oblats pour approfondir leur relation avec le Christ dans la prière et le service envers les pauvres.

Krzysztof ZIELENDA, OMI

Un rêve du Chapitre de 2010

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La nouvelle communauté d’Aix-en-Provence est un rêve du Chapitre 2010 devenu réalité ! Cette nouvelle communauté est encore peu connue de la Congrégation et l’association Centre International Eugène de Mazenod, CIEM en abrégé, certainement encore moins. Cependant ces deux réalités intimement liées existent depuis quelques années. C’est avec joie que je vous parlerai de la vie des Oblats de la communauté d’Aix. Ma présentation aura deux parties. Dans la première partie, je présenterai brièvement le contexte historique dans lequel cette communauté a été constituée. Ensuite, je vous donnerai le contenu de sa mission.

Chapitre Général 2010

Chapitre Général 2010

Canoniquement érigée le 25 janvier 1816, la communauté des Missionnaires Oblats de Marie Immaculée à Aix-en-Provence est la plus ancienne de la Congrégation. Située dans l’ancien Carmel au 60 cours Mirabeau, elle eut saint Eugène de Mazenod pour premier supérieur. La communauté habite le cœur historique de la Congrégation, qui est aujourd’hui le siège de l’association Centre International Eugène de Mazenod.

Voici les étapes les plus importantes dans la fondation de cette communauté.

Le projet de la nouvelle communauté d’Aix approuvé par le Supérieur général en conseil et le Provincial de France en conseil a été proposé au Chapitre général de 2010. Pour que ce projet puisse être réalisé, il fallait que la maison d’Aix, bien immobilier des Oblats de France, reconnus par la loi française en tant que Fondation de Mazenod, soit mise à la disposition de l’Administration générale.

Pour ce faire, il a fallu créer une association conforme aux normes de la loi française en vigueur. Ainsi l’association Centre International Eugène de Mazenod a-t-elle été créée en novembre 2011. C’est le père Paolo ARCHIATI, Vicaire général, qui est président de ladite association.

Aussitôt que la maison d’Aix est passée de la Province de France à l’Administration générale, les travaux de réfection dirigés par le frère Benoît DOSQUET ont commencé. Ils devaient durer deux ans. Cependant l’inauguration des bâtiments rénovés n’a pu avoir lieu que le 28 juin 2014.

La composition de la nouvelle communauté a commencé presque au même moment que les travaux de réfection de la maison. Le passage de la communauté d’Aix sous la juridiction directe du Supérieur général date du 01 octobre 2012. 

Communauté d’Aix

Communauté d’Aix

Aujourd’hui, cette communauté est composée de cinq Oblats issus de cinq pays différents : Krzysztof ZIELENDA, supérieur, (Pologne), Benoît DOSQUET, trésorier, (Belgique), Joseph BOIS (France), ASODO ISTOYO (Indonésie) et BONGA MAJOLA (Afrique du Sud).

Dans son allocution du 21 février 2013 adressée à la nouvelle communauté d’Aix lors de l’installation de son supérieur Saverio ZAMPA, le Père général disait : « J’aimerais que cette communauté aide chacun d’entre vous à devenir saint (…) Votre vie en commun doit être caractérisée par une grande communion avec Jésus-Christ, ainsi que par une grande communion entre vous. Cette communion n’est jamais quelque chose de fermé ou de tourné sur soi. Notre communion de vie est un moyen de stabilité et d’efficacité pour la mission, pour le service et l’annonce de l’Évangile aux pauvres et aux abandonnés. Je suis convaincu que, si vous vivez le commandement de la charité que le Fondateur nous a donné, vous serez enflammés du zèle missionnaire. Que toutes vos activités découlent d’une communauté unie qui recherche la volonté de Dieu aujourd’hui et discerne, réfléchit, discute, tire des plans et évalue sa pratique ensemble. Vous serez alors un appel prophétique pour la Congrégation et la société ».

Le rêve du Chapitre général de 2010 est donc celui d’une communauté apostolique à Aix qui vivrait selon le charisme oblat, d’une communauté solidement enracinée dans le Christ, assidue à la prière, d’une communauté capable de rendre témoignage à l’Évangile dans son milieu de manière rayonnante et d’une communauté fervente dans l’exercice de sa mission.

Les contours de la mission des Oblats d’Aix sont énoncés dans les textes fondateurs. Dans son allocution du 28 juin 2013, le Vicaire général de la Congrégation la définissait en ces termes : « La mission de cette communauté est celle de l’animation du charisme oblat. Tout sera fait pour aider la communauté d’Aix à accomplir cette mission ».

Cependant le charisme oblat ne doit pas seulement être enseigné, il doit aussi être vécu par la communauté elle-même. Car l’animation du charisme oblat trouve son milieu favorable lorsqu’elle s’accompagne de l’exercice de la mission au sein de l’Église. En parlant de celle-ci le Supérieur général disait : « j’aimerais que cette communauté (…) serve de base à une mission efficace pour l’animation du charisme, le ministère autour de l’Église de la Mission et le discernement d’autres activités missionnaires à venir ».

La nouvelle communauté d’Aix est dotée d’un règlement intérieur dans lequel une place importante est donnée à la vie spirituelle et à la vie fraternelle. La vie spirituelle de la communauté est rythmée par les prières quotidiennes, les journées mensuelles de récollection et la retraite annuelle. La communauté suit un rythme de deux rencontres hebdomadaires, l’une de travail et l’autre de partage fraternel sur le vécu de la semaine en communauté.

La priorité dans la mission de la nouvelle communauté d’Aix est donnée au service de toute la Congrégation et des personnes (laïcs associés, membres des Instituts de vie consacrée liés aux Oblats et autres) qui désirent mieux connaître l’œuvre et la spiritualité de saint Eugène de Mazenod. Ceci à travers des rencontres de formation première et continue, des retraites, des sessions, des expositions, des conférences et autres moyens.

La maison d’Aix en tant que berceau de la Congrégation chargé d’histoire est le lieu le plus indiqué pour l’animation du charisme oblat. Elle joue pour les Oblats en quelque sorte le même rôle que la « Terre Sainte » pour les chrétiens, lieu de pèlerinage à la source. Dans un lieu comme celui-ci, chaque pièce raconte un aspect fondateur : salle de fondation, église de la Mission, chapelle des premiers vœux, chambre du Fondateur, etc.

La place centrale dans cette animation du charisme oblat revient sans aucun doute à l’Expérience de Mazenod qui est un temps de renouveau spirituel vécu à Aix. 

Expérience de Mazenod 2015

Expérience de Mazenod 2015

Les destinataires de ce programme sont les Oblats de toute la Congrégation ayant au minimum 10 ans de vœux perpétuels. Jusqu’à nos jours 40 Expériences de Mazenod ont eu lieu à Aix. Ce sont près de 550 Oblats qui ont participé à ce programme. Actuellement, se déroule à Aix une Expérience de Mazenod en français, 16 Oblats participent à cette session.

En mars 2015, l’Expérience de Mazenod a été repensée à la lumière de l’appel à la conversion du dernier Chapitre général.

Voici quelques éléments de ce nouveau programme :

Intégration progressive dans le groupe, partage, expérience de prière communautaire, pèlerinage sur les pas de saint Eugène à Aix.

Histoire de la Congrégation et de la première communauté oblate.

Charisme oblat.

Ces trois étapes permettent à chaque participant d’évaluer sa vie en vue d’une conversion personnelle et communautaire.

Retraite de 15 jours selon les Exercices de saint Ignace.

Rencontre avec un membre de l’Administration générale pour voir quels sont les défis à relever dans ma mission qui fait partie de la mission de la Congrégation.

L’Expérience se termine par le renouvellement des vœux et l’envoi en mission.

Les dates des prochaines Expériences sont les suivantes :

Du 18 avril au 16 juin 2017 en anglais

Du 5 septembre au 3 novembre 2017 en espagnol

Mis à part l’Expérience de Mazenod d’autres formes de renouveau spirituel sont proposées par l’Administration générale ou la communauté d’Aix elle-même.

À titre d’exemple, au cours de l’année 2016, ont eu lieu à Aix les activités d’animation du charisme oblat suivantes : la session pour les étudiants Oblats de Rome, pour les Oblats de la Province Méditerranée, pour les Oblats de Biélorussie, etc. Nous avons aussi accueilli le Comité Permanent des Oblats Frères, le Comité général des Oblats engagés dans l’enseignement supérieur, le Congrès sur la pastorale auprès des jeunes, le Congrès sur la vocation oblate, le Conseil de la Province de l’Assomption, les Oblats de Scandinavie, les scolastiques d’Europe pour la session d’été, les novices de France, l’inter chapitre des COMI, etc. En reprenant ce calendrier, nous pouvons vite faire les calculs et constater que jusqu’à présent au cours de cette année, il y a eu près de 185 jours d’animation dans la maison d’Aix auxquels, de façon directe ou indirecte, a participé toute la communauté, et l’année 2016 n’est pas encore terminée !

À cela s’ajoutent des passages de groupes d’une durée variant d’un à plusieurs jours, comme par exemple les laïcs associés aux Oblats du Canada, des États-Unis, de Belgique, du Japon, d’Allemagne, etc.

Au cours de l’année du bicentenaire, nous avons organisé les manifestations du 24 et 25 janvier, l’exposition sur l’histoire des Oblats et une série de conférences sur la vie et l’œuvre missionnaire des grandes figures oblates de la Fondation.

Durant cette même année se sont également ajoutées des activités d’animation demandées en dehors d’Aix : animation de l’assemblée de la Province anglo-irlandaise, une retraite donnée aux Oblats de la Province de France et une autre aux Oblats de Méditerranée.

De façon permanente, d’une année à l’autre, la communauté exerce aussi la pastorale dans l’église de la Mission. Cette pastorale consiste avant tout en la célébration de l’Eucharistie, l’accueil pour la prière et la célébration du sacrement de réconciliation. Il convient de noter ici que déjà à l’époque du Fondateur, les Oblats d’Aix accordaient une grande importance à ce ministère.

La communauté d’Aix exerce également une pastorale auprès de la Famille mazenodienne qui regroupe tous ceux qui, de près ou de loin, sont en lien avec les Oblats : amis, sympathisants, bénévoles, bienfaiteurs, etc. Cette pastorale, mis à part les réunions de tous les membres de la Famille, comporte la formation à la vie chrétienne en petits groupes et les accompagnements spirituels.

De même la communauté d’Aix, fidèle au charisme oblat, exerce une mission auprès des jeunes. Le plus important volet de cette mission est constitué par le suivi de la Frat Oser, le groupe d’étudiants hébergé dans notre maison, et des Mazenodiens, un groupe composé d’étudiants et jeunes professionnels qui veulent vivre la spiritualité missionnaire des Oblats et participer à la mission de notre communauté. Deux membres des Mazenodiens ont fait le dimanche 4 septembre, dans l’église de la Mission, l’engagement de vivre pendant un an selon la spiritualité de saint Eugène de Mazenod pour approfondir leur relation avec Jésus Christ dans la prière et le service auprès des pauvres. L’engagement de la communauté dans la pastorale exercée au Lycée Sainte Marie constitue le troisième volet de la mission auprès des jeunes.

Les Mazenodiens

Les Mazenodiens

À cela s’ajoutent la célébration des messes à l’aumônerie Montperrin, le plus ancien hôpital psychiatrique d’Aix, déjà desservi, semble-t-il, par les premiers Oblats de la communauté de cette même ville et les activités menées par le groupe Veilleurs de fraternité qui sont organisées en faveur des pauvres. Ces deux activités sont également propres au charisme oblat.

Des concerts de musique et des expositions d’art organisés dans l’église de la Mission ou dans le cloître de la maison occupent également une place importante dans notre mission. Un clin d’œil vers la mission ad gentes exercée dans les aréopages des temps modernes.

Le champ de la mission à Aix dans l’esprit du charisme oblat pourrait être encore plus vaste. Les attentes de la part de l’Église locale et les défis missionnaires discernés par la communauté sont multiples.

La nouvelle communauté d’Aix est-elle un lieu de ressourcement au charisme oblat ? Dans la réalisation de ce projet qu’on appelle Centre International Eugène de Mazenod, rien n’a été négligé de la part de l’Administration générale. Nous la remercions vivement. Les démarches administratives, les directives élaborées au cours de nombreuses réunions et le suivi de leur mise en pratique ont pris un temps considérable et ont mobilisé un groupe important de personnes en raison de l’ampleur et de la spécificité de ce projet. Car il s’agit d’une communauté qui vit et exerce sa mission dans l’esprit du charisme oblat tout en faisant de son témoignage de vie le plus important moyen de transmission de l’héritage spirituel des Oblats. Ceci se vit à l’aide du cadre historique qui est offert par le berceau de la Congrégation, « Terre Sainte » des Oblats. Ainsi, la maison d’Aix n’est pas tout simplement un lieu aménagé pour des sessions ou des retraites spirituelles, mais un lieu où vivent et travaillent des Oblats prêts à partager leur expérience.

La nouvelle communauté d’Aix est comme un bateau bien chargé qui navigue vers le large. Elle ne va probablement pas découvrir un nouveau monde, celui-ci est déjà découvert ! Elle accomplira tout simplement sa mission en se laissant conduire par l’Esprit Saint là où il voudra l’amener.

Krzysztof ZIELENDA, OMI

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La vie de la communauté

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Déjà six mois passés depuis que nous avons célébré, les 24 et 25 janvier, le Bicentenaire de la fondation des Missionnaires de Provence qui deviendraient, 10 ans plus tard, les Missionnaires Oblats de Marie Immaculée.

La communauté d’Aix

La communauté d’Aix

Nous n’avons pas vu le temps s’écouler car, depuis le début de cette année, beaucoup d’Oblats et de laïcs du monde entier sont venus faire un pèlerinage sur le lieu de notre fondation que nous appelons volontiers « notre Terre Sainte ». Parfois, notre maison étant trop petite pour accueillir tout le monde, nous avons dû chercher des logements à l’extérieur.

Il y a eu deux congrès organisés par l’Administration générale : un sur la mission auprès des jeunes et le second, qui vient de se terminer, sur les vocations oblates.

Le congrès sur la vocation

Le congrès sur la vocation

La fin de l’année ne sera pas moins occupée avec des groupes venant d’Italie, d’Allemagne, une session de trois semaines pour les scolastiques d’Europe et, de septembre à novembre, une longue session que nous appelons « Expérience de Mazenod » avec 16 participants de langue française.

On ne peut que se réjouir de toutes ces activités, la maison étant faite pour cela, mais nous avons parfois un peu de mal à suivre ! Mais notre joie, c’est de rencontrer nos frères Oblats de tous les continents, de voir des laïcs, jeunes et moins jeunes, engagés avec nous dans la même spiritualité et la même mission, de partager avec les uns et les autres les espérances et le Royaume de Dieu qui vient à travers, parfois, beaucoup d’épreuves et de souffrances.

Nous souhaitons à tous un bon été.

Joseph BOIS, OMI

Category: Communauté, Nouvelles

Retraite spirituelle des COMI

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Les membres de l’Institut séculier des Coopératrices Oblates Missionnaires de l’Immaculée (COMI) ont quitté leur maison paternelle d’Aix, après une dizaine de jours. Le silence retombe sur le cloître et les espaces de la maison, où elles ont partagé la joie d’habiter les lieux de saint Eugène, qu’elles ont remplis de leur prière, leurs échanges, leur vivacité. Pour la première fois, les COMI de trois continents se retrouvaient à Aix : une trentaine environ, italiennes pour la plupart, mais aussi une uruguayenne et trois congolaises.

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Même les COMI plus âgées ou celles qui ont des problèmes de santé n’ont pas renoncé à la possibilité de vivre cette expérience : venir rencontrer leur Père, saint Eugène de Mazenod, dans le bicentenaire de la fondation des OMI. Cette maison n’avait jamais été habitée par autant de femmes, même pas au temps des Carmélites ! L’accueil, l’aide et la disponibilité de la communauté OMI ont contribué de façon déterminante à la réussite de cette expérience, tout en renforçant aussi les liens fraternels avec les COMI.

Combien de moments de grâce ! La messe sur la tombe de saint Eugène, le mandat missionnaire pour deux COMI qui vont ouvrir une nouvelle mission en Argentine, le renouvellement des vœux temporaires de trois COMI et un 50e anniversaire d’oblation : elles se sont réjouies de leur vocation et de leur partage du charisme oblat, en tant que femmes consacrées, appelées à vivre dans le monde.

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La retraite prêchée par leur assistant, le père Fabio CIARDI, OMI, a donc plutôt été une expérience de fraternité, pendant laquelle elles ont perçu que saint Eugène les accueillait en tant que filles, les encourageait à vivre la charité parmi elles et les confirmait dans leur mission d’évangélisation, en communion avec les Oblats, leurs frères.

BONGA MAJOLA, OMI

Category: Mission, Nouvelles